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1 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

hambourgeoises! Mon cœur et mon estomac languis-saient. Si lhôtesse de la Vache-Rouge ne se fût enfinprise damour pour moi, je serais mort de langueur.

Gloire à toi, hôtesse de la Vache-Rouge!

Cétait une femme trapue, avec un gros ventre rondet une très-petite tête ronde; petites joues rouges, petitsyeux bleus ; roses et violettes. Nous restions des heuresentières assis ensemble dans le jardin, et nous buvionsdu thé dans des tasses de véritable porcelaine de Chine.Cétait un beau jardin avec des parterres carrés et trian-gulaires, symétriquement parsemé de sable dor, decinabre et de petites coquilles brillantes. Les troncs desarbres étaient fort joliment peints en rouge et bleu. Il yavait des cages de cuivre poli, et des serins des Canaries.Les ognons de tulipe les plus rares y croissaient dansdes pots peints de toutes couleurs et vernis. Lif y étaittaillé avec un art charmant, et représentait des obé-lisques, des vases et même d(*5 figures danimaux. II yavait un bœuf taillé dans un if verdoyant qui me regar-dait presque avec jalousie quand jembrassais la bonnehôtesse de la Vache-Rouge.

Gloire à toi, hôtesse de la Vache-Rouge !

Quand Myfraw avait le haut de la tête bardé de plaquesdor de Frise, le ventre cuirassé de sa robe de damas àfleurs, et les bras richement chargés de blancs paquetsde dentelles brabançonnes, elle avait lair dune fabu-leuse pagode chinoise, elle semblait la déesse de la por-celaine ! Quand alors lenthousiasme me prenait, et que