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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
hambourgeoises! Mon cœur et mon estomac languis-saient. Si l’hôtesse de la Vache-Rouge ne se fût enfinprise d’amour pour moi, je serais mort de langueur.
Gloire à toi, hôtesse de la Vache-Rouge!
C’était une femme trapue, avec un gros ventre rondet une très-petite tête ronde; petites joues rouges, petitsyeux bleus ; roses et violettes. Nous restions des heuresentières assis ensemble dans le jardin, et nous buvionsdu thé dans des tasses de véritable porcelaine de Chine.C’était un beau jardin avec des parterres carrés et trian-gulaires, symétriquement parsemé de sable d’or, decinabre et de petites coquilles brillantes. Les troncs desarbres étaient fort joliment peints en rouge et bleu. Il yavait des cages de cuivre poli, et des serins des Canaries.Les ognons de tulipe les plus rares y croissaient dansdes pots peints de toutes couleurs et vernis. L’if y étaittaillé avec un art charmant, et représentait des obé-lisques, des vases et même d(*5 figures d’animaux. II yavait un bœuf taillé dans un if verdoyant qui me regar-dait presque avec jalousie quand j’embrassais la bonnehôtesse de la Vache-Rouge.
Gloire à toi, hôtesse de la Vache-Rouge !
Quand Myfraw avait le haut de la tête bardé de plaquesd’or de Frise, le ventre cuirassé de sa robe de damas àfleurs, et les bras richement chargés de blancs paquetsde dentelles brabançonnes, elle avait l’air d’une fabu-leuse pagode chinoise, elle semblait la déesse de la por-celaine ! Quand alors l’enthousiasme me prenait, et que