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1 (1861)
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REISEBILDER.

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Avec quelque effort dattenÿon que jaie souvent re-gardé dans la mer transparente, je nai pu néanmoins yvoir les villes englouties, les hommes sont enchantéssous toutes formes de poissons, et mènent une vie aqua-tique profonde, profondément merveilleuse. On dit queles soles et les vieilles raies sy tiennent, en grandsatours de dames, assises aux fenêtres, séventent, et re-gardent dans la rue, nagent les aigrefins en habits deconseillers municipaux les harengs à la mode leslorgnent, et les crabes, les homards et autre populacerampante fourmillent partout. Mes regards nont puatteindre aussi bas, mais jai entendu sonner les clochessous-marines.

Je vis une fois, dans la nuit, passer un grand vaisseau,avec des voiles déployées rouges comme du sang, cequi le faisait ressembler à un sombre géant en grandmanteau écarlate. Était-ce le Hollandais volant?

Mais à Amsterdam, jarrivai bientôt après, je le vislui-même, laffreux Mynheer, et je le vis sur la scène. Jefis, par la même occasion, dans ce même théâtre dAm-sterdam , connaissance avec une de ces fées que javaischerchées inutilement dans la mer. Comme elle étaittout à fait aimable, il faut que je lui consacre un cha-pitre particulier.

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