REISEBILDER.
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Avec quelque effort d’attenÿon que j’aie souvent re-gardé dans la mer transparente, je n’ai pu néanmoins yvoir les villes englouties, où les hommes sont enchantéssous toutes formes de poissons, et mènent une vie aqua-tique profonde, profondément merveilleuse. On dit queles soles et les vieilles raies s’y tiennent, en grandsatours de dames, assises aux fenêtres, s’éventent, et re-gardent dans la rue, où nagent les aigrefins en habits deconseillers municipaux où les harengs à la mode leslorgnent, et où les crabes, les homards et autre populacerampante fourmillent partout. Mes regards n’ont puatteindre aussi bas, mais j’ai entendu sonner les clochessous-marines.
Je vis une fois, dans la nuit, passer un grand vaisseau,avec des voiles déployées rouges comme du sang, cequi le faisait ressembler à un sombre géant en grandmanteau écarlate. Était-ce le Hollandais volant?
Mais à Amsterdam, où j’arrivai bientôt après, je le vislui-même, l’affreux Mynheer, et je le vis sur la scène. Jefis, par la même occasion, dans ce même théâtre d’Am-sterdam , connaissance avec une de ces fées que j’avaischerchées inutilement dans la mer. Comme elle étaittout à fait aimable, il faut que je lui consacre un cha-pitre particulier.
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