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1 (1861)
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REISEBILDER.

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ne disais pas un mot, je pensais mes riens les plus doux,et je regardais les jeunes filles, et le ciel dans sa splen-dide sérénité , et le long clocher de Saint-Pierre avec sataille élancée, et le silencieux et bleu lac de lAlsternageaient les cygnes avec tant de fierté, de grâce et debéatitude.

Les cygnes ! pendant des heures entières, je les suivaisdes yeux; ces créatures charmantes au long cou ondulantqui se berçaient avec volupté dans les flots tièdes, oufaisaient parfois le plongeon pour reparaître aussitôt etfrapper leau capricieusement de leurs ailes jusquà ceque le ciel devînt sombre, et que les étoiles dor jaillis-saient, étincelantes de désir, éveillant lespérance, respi-rant une tendresse merveilleuse. Les étoiles! sont-ce desfleurs dor sur le sein virginal du ciel? sont-ce les yeuxdanges amoureux qui, voluptueusement émus, se mirentdans les eaux bleues de la terre et sourient aux cygnes?

- Hélas ! il y a longtemps de cela ! alors jétaisjeu ie et insensé..Aujourdhui je suis insensé et vieux.Dans lintervalle plus dune fleur sest fanée, et plusdune fleur a été foulée aux pieds. Plus dune robe desoie a été usée, même lindienne rose de M. MoïseOffenbach sest déteinte depuis. M. Oflenbach sestéteint lui-même; la raison commerciale de sa maisonest aujourdhui : « Veuve Offenbach et Israël Offenbachfils. »