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1 (1861)
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Halle ; 8° la Baeclius-Halle, et 9° le théâtre de la ville.

Ce dernier est digne des plus grands éloges. Lesmembres sont tous de bons citoyens, dhonnêtes pèresde famille, incapables de feindre et de tromper; ils fontdu théâtre une école de haute moralité linfortunéqui doute de la vertu parmi les hommes reconnaît que,dans ce bas monde, tout nest pas hypocrisie et dissi-mulation.

En faisant lcnumération des curiosités de la répu-blique de Hambourg, je ne puis mempêcher de men-tionner que, de mon temps, la salle dApollon était unétablissement très-brillant. Aujourdhui elle est biendéchue; on y donne des concerts philharmoniques, ony exhibe des tours de prestidigitation et lon y nourrit lecongrès des naturalistes. Jadis cétait bien dilférent! Lasalle retentissait des fanfares des trompettes et du rou-lement des timballes; les panaches en plumes dautruchey flottaient au vent; Héloïsa et Minka couraient dans lesrangs de la danse polonaise dOginski, et tout se pas-sait fort décemment.

Beaux jours le bonheur me souriait. Ce bonheuravait nom Héloïsa.

Cétait un doux, gracieux et ravissant bonheur, auxjoues roses, au petit nez de lis, aux lèvres dœilletsrouges, brûlantes et parfumées, et il me regardait, cebonheur, avec des yeux bleus comme les lacs des Alpes ;niais un tant soit peu de bêtise voilait le front, commeU'i somme crêpe de nuages flotte parfois sur un splen-