III
En quittant Schnabelewops, je pris d’abord mon volvers l’Allemagne, c’est-à-dire vers Hambourg, où jerestai six mois, au lieu de me rendre tout de suite ciLeyde, pour m’y adonner, selon le vœu de mes parents,à l’étude de la théologie. Je dois avouer que pendant cesemestre, je me livrai beaucoup plus aux choses mon-daines qu’aux divines.
C’est une bonne ville que la ville de Hambourg ; iln’y a que des maisons solides, principalement les mai-sons de banque. C’est de plus un État libre, gouvernépar un sénat, dont les membres sont appelés votre hauteet très-haute sagesse.
C’est bien réellement un État libre, car les bourgeoisy font ce qu’ils veulent; et le sénat, dans sa haute ettrès-haute sagesse, y fait également ce qu’il veut : chacunici est maître de ses actions. C’est une république.
Si Lafayette n’avait pas eu la chance de rencontrerLouis-Philippe, à coup sûr il aurait recommandé à sesFrançais les sénateurs et les échevins de Hambourg.
Oui, Hambourg est la meilleure des républiques; les