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1 (1861)
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core leur doux parfum, et quil me pénètre dune ma-nière piquante dans les yeux. Jai beaucoup aimé monpère, car je nai jamais pensé quil pût mourir.

Mon grand-père, du côté paternel, était le vieux M. deSchnaDelewopski; je ne sais rien de lui, sinon quecétait un homme, et que mon père était son fils. Mongrand-père, du côté maternel, était le vieux M. deWlrssrnski (il faut éternuer si lon veut bien prononcerce nom), et lon a fait son portrait en habit de veloursécarlate avec une grande épée, et ma mère me racon-tait souvent quil avait un ami qui portait un habit desoie vert, une culotte de soie rose, et des bas de soieblancs, et quil agitait avec fureur son petit chapeau basquand il parlait du roi de Prusse.

Ma mère, madame de Schnabelewopska, me donna,quand je grandis, une bonne éducation. Elle avait beau-coup lu. Pendant quelle était grosse de moi, elle lutpresque exclusivement Plutarque. Elle sest peut-êtrefrappé limagination pour un de ses grands hommes,probablement pour un des Gracques. De mon désirmystique de réaliser en forme moderne la loi agraire.On devrait peut-être attribuer ainsi mon amour de laliberté et de légalité aux lectures davant-couches dema mère. Si ma mère eût alors lu la vie de Cartouche,il serait possible que je fusse devenu un grand banquier.Combien de fois, dans mon enfance, nai-je pas manquélécole pour aller rêver solitairement, dans les prairiesde Schuabelewops, aux moyens de faire le bonheur de