REISEBILDER.
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core leur doux parfum, et qu’il me pénètre d’une ma-nière piquante dans les yeux. J’ai beaucoup aimé monpère, car je n’ai jamais pensé qu’il pût mourir.
Mon grand-père, du côté paternel, était le vieux M. deSchnaDelewopski; je ne sais rien de lui, sinon quec’était un homme, et que mon père était son fils. Mongrand-père, du côté maternel, était le vieux M. deWlrssrnski (il faut éternuer si l’on veut bien prononcerce nom), et l’on a fait son portrait en habit de veloursécarlate avec une grande épée, et ma mère me racon-tait souvent qu’il avait un ami qui portait un habit desoie vert, une culotte de soie rose, et des bas de soieblancs, et qu’il agitait avec fureur son petit chapeau basquand il parlait du roi de Prusse.
Ma mère, madame de Schnabelewopska, me donna,quand je grandis, une bonne éducation. Elle avait beau-coup lu. Pendant qu’elle était grosse de moi, elle lutpresque exclusivement Plutarque. Elle s’est peut-êtrefrappé l’imagination pour un de ses grands hommes,probablement pour un des Gracques. De là mon désirmystique de réaliser en forme moderne la loi agraire.On devrait peut-être attribuer ainsi mon amour de laliberté et de l’égalité aux lectures d’avant-couches dema mère. Si ma mère eût alors lu la vie de Cartouche,il serait possible que je fusse devenu un grand banquier.Combien de fois, dans mon enfance, n’ai-je pas manquél’école pour aller rêver solitairement, dans les prairiesde Schuabelewops, aux moyens de faire le bonheur de