REISEBILDER.
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de la poudre, qu’on respecte plus que les drapeauxéclatants et intacts des recrues, et que l’on expose enfindans les cathédrales comme des reliques nationales, lesnoms de nos héros, plus ils auront été déchirés et noir-cis, seront un jour vénérés avec d’autant plus d’enthou-siasme dans îe Panthéon de la liberté.
Ainsi que les héros de la révolution, la révolutionelle-même a été calomniée, et représentée dans deslibelles de toute sorte, comme un effroi des rois et unépouvantail des peuples. On a fait apprendre par cœuraux enfants, dans les écoles, les massacres de la révo-lution, et l’on ne vit, pendant longtemps dans les foires,que des images affreusement colorées de la guillotine.On ne peut nier sans doute qu’on n’ait employé tropsouvent cette machine qu’inventa un médecin, célèbreorthopédiste., M. Guillotin, mais du moins on n’a paslongtemps tourmenté, torturé, roué les patients, commeon avait jadis tourmenté, torturé et roué mille et milleroturiers, vilains, bourgeois, et paysans dans le bonvieux temps. Que les Français aient, à l’aide de cettemachine, amputé le chef suprême de leur État, cela estcertainement affreux, et l’on ne sait si l’on doit, à raisonde ce fait, les accuser de parricide ou de suicide ; mais,en réfléchissant aux circonstances atténuantes, noustrouvons que Louis de France fut moins une victime despassions que des événements, et que ces mêmes gensqui poussèrent le peuple à une pareille action, et quiont eux-mêmes en tout temps versé le sang des princes