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1 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

en plus grande abondance, ne devaient pas paraîtrecomme de bruyants accusateurs. Le peuple na sacrifiéque deux rois, tous deux plutôt rois de la noblesse quedu peuple, et cela non dans un temps de paix, non pou'de vils intérêts, mais au milieu des plus affreuses cala-mités de la guerre, quand il se vit trahi, et pendant quilépargnait le moins son propre sang ; mais certainementplus de mille princes tombèrent traîtreusement sacrifiésà la cupidité ou à de frivoles intérêts, par le poignard,parle glaive et par le poison de la noblesse et des prêtres.On dirait que ces castes mettent le régicide au nombrede leurs privilèges, et quelles étaient par cela mêmeintéressées à déplorer la mort de Louis XVI et deCharles I er . Oh ! si les rois pouvaient reconnaître enfinque, rois du peuple, ils vivraient beaucoup plus ensûreté sous la protection des lois que sous la gardemeurtrière de leurs barons et gentillâtres.

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« «

Mais ce ne sont pas seulement les héros de la révolu-tion et la révolution elle-même, cest tout notre siècleaussi quon a calomnié, cest toute la liturgie de nosidées les plus saintes quon a parodiée, avec une audaceinouïe; et, quand on entend ou quon lit nos misérablesdétracteurs, le peuple sappelle, dans leur jargon, lacanaille, la liberté est la licence effrénée; et cest avecdes yeux élancés au ciel et de pieux soupirs, quon se