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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
en plus grande abondance, ne devaient pas paraîtrecomme de bruyants accusateurs. Le peuple n’a sacrifiéque deux rois, tous deux plutôt rois de la noblesse quedu peuple, et cela non dans un temps de paix, non pou'de vils intérêts, mais au milieu des plus affreuses cala-mités de la guerre, quand il se vit trahi, et pendant qu’ilépargnait le moins son propre sang ; mais certainementplus de mille princes tombèrent traîtreusement sacrifiésà la cupidité ou à de frivoles intérêts, par le poignard,parle glaive et par le poison de la noblesse et des prêtres.On dirait que ces castes mettent le régicide au nombrede leurs privilèges, et qu’elles étaient par cela mêmeintéressées à déplorer la mort de Louis XVI et deCharles I er . Oh ! si les rois pouvaient reconnaître enfinque, rois du peuple, ils vivraient beaucoup plus ensûreté sous la protection des lois que sous la gardemeurtrière de leurs barons et gentillâtres.
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Mais ce ne sont pas seulement les héros de la révolu-tion et la révolution elle-même, c’est tout notre siècleaussi qu’on a calomnié, c’est toute la liturgie de nosidées les plus saintes qu’on a parodiée, avec une audaceinouïe; et, quand on entend ou qu’on lit nos misérablesdétracteurs, le peuple s’appelle, dans leur jargon, lacanaille, la liberté est la licence effrénée; et c’est avecdes yeux élancés au ciel et de pieux soupirs, qu’on se