REISEBILDER.
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Les efforts antérieurs que nous retrouvons dans l’his-toire des républiques lombardes et toscanes, des com-munes espagnoles, des villes libres d’Allemagne et end’autres pays, ne méritent pas l’honneur d’être appelésréveils du peuple. On ne demandait pas la liberté, maisdes libertés, aucun combat pour un affranchissement,mais pour des franchises; les corporations luttaientpour des privilèges, et tout demeurait dans les solideslimites de la Guilde et de la maîtrise. Ce n’est qu’autemps de la réformation que le combat devint plus gé-néral et plus intellectuel, et la liberté fut réclamée, noncomme chose traditionnelle, mais originelle, comme undroit non pas acquis, mais naturel. Ce ne furent plusalors des parchemins qu’on produisit, mais des prin-cipes; et le paysan en Allemagne et le puritain en Angle-terre, invoquèrent l’Évangile dont les sentences tenaientalors lieu de raison, c’est-à-dire de bien plus, d’uneraison divine révélée. Il y était dit en termes clairs, queles hommes étaient de naissance également nobles, quel’orgueil devait être damné, que la richesse était unpéché, et que les pauvres étaient appelés aussi à jouirdans le magnifique jardin de Dieu, le père de tous.
La Bible dans une main, et le sabre dans l’autre, lespaysans parcoururent l’Allemagne méridionale, et firentdire à l’opulente bourgeoisie de la ville de Nuremberg
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