Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
Seite
274
Einzelbild herunterladen
 

274

ŒlfVRES DE HENRI HEINE.

pour étouffer ces principes, il.fallut que John Bull don-nât son sang et son argent, et puis quil fit des dettespar-dessus le marché. Le but de la guerre est atteintaujourdhui, la révolution est étouffée, on a coupé enFrance les ailes aux aigles de la liberté, la haute no-blesse et le haut clergé peuvent être bien assurés main-tenant que pas un de ces aigles ne pourra passer lecanal. Du moins la haute noblesse et le haut clergé de-vraient payer à présent les dettes qui ont été faites pourleur propre intérêt et non pour le pauvre peuple. Ah ! lepauvre peuple !...

Quand il arrivait à son pauvre peuple, Mister Whitesoupirait encore plus profondément, et son refrain étaitque le pain et le porter étaient bien chers, quil fallaitbien que le pauvre peuple mourût de faim pour en-graisser de gros lords, des chiens de chasse et desprêtres, et quil ny avait quune ressource. A ces mots,il avait lhabitude de repasser son rasoir, et pendantquil le faisait aller et venir sur le cuir huileux, il grom-melait lentement et avec colère : Des lords, des chienset des prêtres !

Mais cétait contre le dtike of Wellington que soncourroux radical bouillonnait le plus violemment. Ilcrachait poison et bile aussitôt quil venait à en parler,et quand il me savonnait en ce moment, cétait avec unemousse de rage. Un jour je fus pris d'une inquiétudecomplète, alors quil me rasait justement au cou, pen-dant quil se déchaînait si violemment contre Welling-