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ŒlfVRES DE HENRI HEINE.
pour étouffer ces principes, il.fallut que John Bull don-nât son sang et son argent, et puis qu’il fit des dettespar-dessus le marché. Le but de la guerre est atteintaujourd’hui, la révolution est étouffée, on a coupé enFrance les ailes aux aigles de la liberté, la haute no-blesse et le haut clergé peuvent être bien assurés main-tenant que pas un de ces aigles ne pourra passer lecanal. Du moins la haute noblesse et le haut clergé de-vraient payer à présent les dettes qui ont été faites pourleur propre intérêt et non pour le pauvre peuple. Ah ! lepauvre peuple !... —
Quand il arrivait à son pauvre peuple, Mister Whitesoupirait encore plus profondément, et son refrain étaitque le pain et le porter étaient bien chers, qu’il fallaitbien que le pauvre peuple mourût de faim pour en-graisser de gros lords, des chiens de chasse et desprêtres, et qu’il n’y avait qu’une ressource. A ces mots,il avait l’habitude de repasser son rasoir, et pendantqu’il le faisait aller et venir sur le cuir huileux, il grom-melait lentement et avec colère : Des lords, des chienset des prêtres !
Mais c’était contre le dtike of Wellington que soncourroux radical bouillonnait le plus violemment. Ilcrachait poison et bile aussitôt qu’il venait à en parler,et quand il me savonnait en ce moment, c’était avec unemousse de rage. Un jour je fus pris d'une inquiétudecomplète, alors qu’il me rasait justement au cou, pen-dant qu’il se déchaînait si violemment contre Welling-