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REISEBILDER. 265
de l’amour et du printemps, sur la table du terrible tri-bunal d’Old-Bailey ! Une vapeur cUaude et pesante cir-culait dans la salle. Tout partait l’air d’un chagrinindéfinissable, d’un délire sérieux. On croyait voir degrises araignées couler le long des visages hébétés. Lesterribles balances criaient distinctement sur la tète deWilliam le Noir.
Un jury se forma aussi dans la galerie. Une grossedame, dont les petits yeux scintillaient comme des versluisants dans ses joues gonflées de rouge, fit remarquerque William le Noir était un très-joli garçon. Pourtantsa voisine, âme tendre et gazouillante dans un corps demauvais vélin, soutint qu’il portait ses cheveux noirstrop longs et incultes, et que ses yeux menaçaientcomme ceux de M. Kean dans Othello... — Quelle dif-férence, continua-t-elle, avec Thompson ! celui-ci estbien un autre homme, avec ses cheveux blonds et pei-gnés bien lisses à la mode, et puis, c’est un homme très-adroit, il joue un peu de la flûte, il peint un peu, il parleun peu le français... — Et il vole un peu, ajouta lagrosse dame.— Eh bien, quoi ! voler, répliqua sa mincevoisine, cela n’est pas aussi barbare que de faire desfaux ; car un voleur, si, par exemple, il a volé un mou-ton, est transporté à Botany-Bay, pendant que le scélératqui a contrefait une signature est pendu sans pitié nimiséricorde. — Sans pitié ni miséricorde, dit en soupi-rant près de moi un homme maigre, avec un habit noirdouteux : pendre ! aucun homme n’a le droit d’en faire
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