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1 (1861)
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REISEBILDEU.

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de leurs faits. Ces mains qui ont manié si longtemps leglaive redeviennent l’etfroi de leurs ennemis, quand ellesprennent la plume; toute la nation est pour ainsi direoccupée de l’édition de ses mémoires, et. si elle suit monconseil, elle fera encore une édition toute particulière,ad usum Delphini, avec de très-jolies vues coloriées dela prise de la Bastille, de l’attaque des Tuileries, du21 janvier, etc.

Mais si j’ai dit que les Anglais tâchent aujourd’hui àdevenir légers et pimpants, et à revêtir cette défroquefrivole dont les Français se dépouillent, je dois faire re-marquer que cette recherche est surtout propre à lanobility et à la gentry, au beau monde, beaucoup plusqu’à la bourgeoisie. Au contraire, la partie industriellede la nation, les marchands des villes de fabrique, etsurtout les Écossais, portent le cachet intérieur du pié-tisme, je pourrais même dire du puritanisme, de sorteque cette portion béate du peuple forme, avec les mon-dains comme il faut, le même contraste que jadis lesCavaliers et les Têtes Rondes peints avec tant de véritépar Walter Scott dans ses romans.

On fait au barde écossais trop d’honneur, quand oncroit que son génie a recréé, d’après des études histo-riques, l’extérieur et les pensées intimes de ces deuxpartis, et qu’il a, libre de préjugés comme un dieu poète,traité ces deux partis avec la même impartialité, avec lamême affection. Mais qu’on jette un regard dans lesréunions dévotes de Liverpool ou de Manchester, et