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1 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

ensuite dans les saloons fashionables du West-End, etlon verra clairement que Walter Scott na eu quàcopier son siècle, et quil a revêtu les figures daujour-dhui de costumes dautrefois. Si lon pense ensuite que,dun côté, lui-même, comme Écossais, a sucé, parléducation et par lesprit national, des sentiments puri-tains, et que de lautre, comme tory, qui se croirait vo-lontiers un rejeton des Stuarts, il doit être de tout soncœur royaliste et aristocrate, et qu'il a par conséquentembrassé avec un égal amour ces deux tendances, quise sont neutralisées par le contraste, on sexplique faci-lement son impartialité dans la peinture des nobles etdes démocrates du temps de Cromwell, impartialité quinous a fait croire à tort que nous devions attendre delui, dans son histoire de Napoléon, une aussi fidèle(fairpîay) peinture des héros de la révolution française.

Celui qui observe lAngleterre avec attention, trouvechaque jour loccasion de reconnaître ces deux ten-dances, la frivole et la puritaine, dans leur développe-ment le plus repoussant, et cela va sans dire, dans leurlutte. Une occasion semblable sest rencontrée, surtoutdans le fameux procès de M. Wakefield, joyeux cava-lier, qui avait enlevé à limproviste la fille du richeM. Turner, marchand de Liverpool, et lavait épousée àGretna-Green devant le fameux forgeron qui forge leschaînes les plus solides. Toute la séquelle bigote, lepeuple entier des élus de Dieu , cria anathème sur unepareille abomination ; dans tous les oratoires de Liver-