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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
ensuite dans les saloons fashionables du West-End, etl’on verra clairement que Walter Scott n’a eu qu’àcopier son siècle, et qu’il a revêtu les figures d’aujour-d’hui de costumes d’autrefois. Si l’on pense ensuite que,d’un côté, lui-même, comme Écossais, a sucé, parl’éducation et par l’esprit national, des sentiments puri-tains, et que de l’autre, comme tory, qui se croirait vo-lontiers un rejeton des Stuarts, il doit être de tout soncœur royaliste et aristocrate, et qu'il a par conséquentembrassé avec un égal amour ces deux tendances, quise sont neutralisées par le contraste, on s’explique faci-lement son impartialité dans la peinture des nobles etdes démocrates du temps de Cromwell, impartialité quinous a fait croire à tort que nous devions attendre delui, dans son histoire de Napoléon, une aussi fidèle(fairpîay) peinture des héros de la révolution française.
Celui qui observe l’Angleterre avec attention, trouvechaque jour l’occasion de reconnaître ces deux ten-dances, la frivole et la puritaine, dans leur développe-ment le plus repoussant, et cela va sans dire, dans leurlutte. Une occasion semblable s’est rencontrée, surtoutdans le fameux procès de M. Wakefield, joyeux cava-lier, qui avait enlevé à l’improviste la fille du richeM. Turner, marchand de Liverpool, et l’avait épousée àGretna-Green devant le fameux forgeron qui forge leschaînes les plus solides. Toute la séquelle bigote, lepeuple entier des élus de Dieu , cria anathème sur unepareille abomination ; dans tous les oratoires de Liver-