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1 (1861)
Entstehung
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carré se trouve au milieu un jardin fermé par unegrille en fer noir avec quelques statues. Sur ces placeset dans ces rues, lœil de létranger nest jamais blessépar laspect des cabanes croulantes de la misère. Par-tout se raidissent la richesse et la distinction: cest dansde petites rues écartées et dans de sombres et humidespassages que sentasse la pauvreté avec ses haillons etses larmes.

Létranger qui parcourt les grandes rues de Londres,et ne tombe pas justement dans les véritables quartiersdu petit peuple, ne voit rien ou très-peu de limmensemisère qui se trouve en cette ville. Seulement de loin enloin, à lentrée de quelque ruelle obscure, une femmedéguenillée se tient en silence avec un nourrisson surson sein flétri, et demande laumône avec les yeux.Peut-être quand ces yeux sont encore beaux, les re-garde-t-on par hasard avec plus d'attention, et lonseffraie du monde de douleur quon y a entrevu. Lesmendiants ordinaires sont de vieilles gens, nègres pourla plupart, quon voit au coin des rues, ils balaientun passage pour les piétons, ce qui est fort utile dans laboue de Londres, et demandent pour leur peine unepièce de cuivre. La pauvreté, ainsi que le vice et lecrime, ne sort de ses repaires que vers le soir. Hileévite la lumière du jour dautant plus timidement quesa misère contraste dune manière plus affreuse avecla;rogance de la richesse qui resplendit partout. Ilarrive pourtant quelquefois que la faim la pousse dans