ŒUVRES UE HENRI HEINE.
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nante magie d’éclat; des comestibles ordinaires nousattirent par une nouvelle combinaison d’éclairage;même les poissons crus sont présentés avec un artpiquant qui nous charme par les reflets d’arc-en-ciel deleurs écailles, la viande crue est comme peinte sur desassiettes de porcelaine bien nettes et enluminées detoute façon, avec une riante couronne de persil. Enfintout a la coquetterie d'une peinture, et nous rappelleles tableaux si brillants et pourtant si naturels de FranzMieris. Il n’y a que les hommes qui n’aient pas l’air aussigai que sur ces tableaux hollandais; c’est avec lesfigures les plus sérieuses qu’ils vendent les joujoux lesplus drôles, et la coupe et la couleur de leur habillementsont uniformes comme leurs maisons.
Du côté opposé de Londres qu’on nomme l’extrémitéoccidentale, the wesl-end of the town, où vit le mondedistingué et moins occupé, cette uniformité domineencore davantage; en effet, il y a des rues entières,longues et larges, où toutes les maisons, grandes commedes palais, ne sont pourtant pas autrement distinguéesextérieurement, si ce n’est qu’ici on voit, comme àpresque tous les habitations qui ne sont pas tout à faitordinaires, les fenêtres du premier étage décorées debalcons en fer, et qu’on trouve aussi au rez-de-chausséeun noir grillage en fer qui protège un étage souterrain.On rencontre aussi dans cette partie de la ville de grandssquares, qui sont des rangées de maisons semblables àcelles précédemment décrites, lesquelles forment un