XVIII
Vous pleurez, madame?
Oh ! puissent ces yeux, qui versent de si belles larmes,éclairer encore longtemps le monde de leurs rayons, etpuisse une tendre main les fermer un jour, à l’heurede la mort ! Un doux oreiller est encore une bonne choseà l’heure de la mort, madame, et puisse-t-il ne pas vousmanquer; et, lorsque votre belle tête fatiguée s’y affais-sera , et que vos cheveux noirs se répandront sur vosjoues pâles, veuille alors Dieu vous rendre les pleurs quiont coulé pour moi...; car je suis moi-même le cheva-lier pour qui vous avez pleuré, je suis moi-même le che-valier errant de l’amour, le chevalier de l’étoile tombée.
Vous pleurez, madame !
Oh, je connais ces larmes! Pourquoi feindre plus
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longtemps? Vous, madame, vous êtes vous-même labelle dame qui a déjà pleuré si amèrement à Godesberg,au récit de ce conte triste de ma vie... Comme des perlessur des roses coulaient vos pleurs sur vos joues... Lechien brun restait immobile; Vangélus tintait à Kœnigs-winter; le Rhin murmurait plus doucement; la nuit