Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
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XVIII

Vous pleurez, madame?

Oh ! puissent ces yeux, qui versent de si belles larmes,éclairer encore longtemps le monde de leurs rayons, etpuisse une tendre main les fermer un jour, à lheurede la mort ! Un doux oreiller est encore une bonne choseà lheure de la mort, madame, et puisse-t-il ne pas vousmanquer; et, lorsque votre belle tête fatiguée sy affais-sera , et que vos cheveux noirs se répandront sur vosjoues pâles, veuille alors Dieu vous rendre les pleurs quiont coulé pour moi...; car je suis moi-même le cheva-lier pour qui vous avez pleuré, je suis moi-même le che-valier errant de lamour, le chevalier de létoile tombée.

Vous pleurez, madame !

Oh, je connais ces larmes! Pourquoi feindre plus

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longtemps? Vous, madame, vous êtes vous-même labelle dame qui a déjà pleuré si amèrement à Godesberg,au récit de ce conte triste de ma vie... Comme des perlessur des roses coulaient vos pleurs sur vos joues... Lechien brun restait immobile; Vangélus tintait à Kœnigs-winter; le Rhin murmurait plus doucement; la nuit