REISEBILDER.
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amis. Mon ami Gans est, pour ainsi dire, nn petit Roths-child, en fait de citations, et il m’en prêterait de boncœur quelques millions, et s’il ne les avait pas chez lui, ilpourrait facilement les emprunter chez quelques autrescapitalistes intellectuels. Cependant je n’ai pas besoin,pour le moment, de faire un emprunt, je suis un hommesolide; j’ai mes dix mille citations à manger par an; j’aimême trouvé le moyen de passer, comme de bon aloi,des citations fausses. Si quelque grand et riche savant,Michael Beer, de Berlin, par exemple, veut m’acheterce secret, je le lui céderai volontiers pour 19,000 thalerscourant; je consentirai même à en rabattre. Dans l’in-térêt de la littérature, je ne veux pas taire une autreinvention, et vais la publier gratis :
Je dis donc que je regarde comme chose utile de citertous les auteurs inconnus avec le numéro de leurmaison.
Ces « braves gens et détestables musiciens » ( c’estainsi que Ponce de Léon apostrophe l’orchestre), cespauvres auteurs possèdent toujours au moins un petitexemplaire de leur livre oublié depuis longtemps, etpour retrouver ce livre, il faut bien qu’on sache le nu-méro de leur maison. Si je veux, par exemple, citer lePetit livre de Chants pour les compagnons de métiers,par Spitta, comment feriez-vous pour le trouver, vous,madame? Mais si je cite ainsi, Yid. Petit Livre deChants pour les Compagnons de métiers, par M. Spitta;Lünebourg, Lüner-Strasse , n° 2, à droite, à côté de
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