RF.ISEBILDER.
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Du grec, je ne veux pas seulement en parler. Lesmoines du moyen âge n’avaient pas tout à fait tort lors-qu’ils prétendaient que le grec est une invention dudiable. Dieu connaît les souffrances que j’en ai éprou-vées. Avec l’hébreu, cela allait mieux, car j’ai eu tou-jours une grande préférence pour les juifs, bien qu’ilsaient crucifié jusqu’à cette heure ma réputation; maisje ne m’accommodais pas avec l’hébreu aussi bien quema montre, qui âvait beaucoup de relations intimes avecles prêteurs sur gages, et qui a dû s’accoutumer dansses longs séjours chez eux, aux moeurs juives. Parexemple, elle ne marchait pas le samedi, et elle appritla langue sacrée, et elle l’apprit grammaticalement.Je l’entendis jîlus tard avec surprise pendant plus d’uneinsomnie répéter continuellement : — pokat, pokadeti,pikat... pik pik...
Pourtant je compris beaucoup mieux la langue alle-mande, et ce n’est pas un jeu d’enfant, car nous autrespauvres Allemands, qui sommes déjà accablés de loge-ments militaires, de services militaires, d’impôts per-sonnels et de mille autres corvées, il nous faut encorenous charger d’Adelu' g et nous tourmenter avec l’ac-cusatif et le datif. J’appris beaucoup d’allemand du vieuxrecteur Schallmeyer, brave'ecclésiastique qui s’intéressaà moi dès mon enfance. Mais je reçus aussi quelquesbonnes leçons du professeur Schramm, homme qui aécrit un livre sur la paix éternelle et dans la classe duquelmes camarades se gourmaient le plus.