REISEBILDER.
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lait-elle un fait de l’histoire. Par exemple, quand montailleur me rencontrait, je pensais à la bataille de Ma-rathon , si ja voyais en grande parure le banquier Chris-tian Gumpel, la destruction de Jérusalem me revenaittout de suite en mémoire ; en apercevant un de mesamis fortement endetté, je songeais à la fuite de Ma-homet; en voyant le commissaire de l’université,homme dont la sévère droiture est bien connue, - je pen-sais à la pendaison d’Aman, etc., etc. Comme je l’aidit, la chronologie est la science la plus utile. Je connaisdes hommes qui n’avaient dans la tête que quelquesdates, et qui s’en servaient adroitement pour trouver
certaines maisons à Berlin, et qui sont aujourd’hui pro-
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fesseurs ordinaires. Pour moi, la science des chiffresfaisait mon grand embarras à l’école. Le calcul pro-prement dit allait encore plus mal. Je comprenais peul’addition; la soustraction, en arithmétique, allait déjàmieux : il y a dans cette opération une règle principale :« Quatre de trois ne se peut ; il faut emprunter unedizaine... » Mais je conseille à chacun, dans ce cas,d’emprunter toujours quelques sous de plus, car onne sait ce qui peut arriver.
Pour le latin, vous ne pouvez vous faire une idée,madame, de la complication de cette chose. Si les Ro-mains avaient été obligés d’apprendre d’abord le latin,ils n’auraient pas eu de temps de reste pour conquérirle monde. Ce peuple heureux savait déjà au berceauquels substantifs prennent im à l’accusatif; moi, au