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1 (1861)
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HE1SEBILDEH.

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ainsi pleurer si fort tout à coup un vieil homme, avecun uniforme passé et un visage de soldat couvert decicatrices. Pendant que nous lisions, on enleva lécussonélectoral qui décorait lhôtel de ville. Tout prit qn as-pect inquiétant et désolé : on eût dit quon sattendait àune éclipse. MM. les conseillers municipaux se prome-naient lentement avec des figures dégommées ; même letout-puissant commissaire de police semblait navoirrien à interdire, et regardait tout avec une indifférencepacifique, quoique le fou Aloïsius dansât, selon sonhabitude, sur sa jambe droite en faisant des gri-maces et psalmodiant les noms des généraux français.Pendant ce temps livrogne Gumpertz se vautrait dansle ruisseau et chantait : « Malborough sen va-t-enguerre. »

Pour moi, je men allai à la maison, je me mis àpleurer en disant : Lélecteur nous remercie. Ma mèrechercha tendrement à me calmer, moi je savais ce queje savais, je ne me laissai pas persuader; jallai mecoucher en pleurant, et dans la nuit je rêvai que lemonde allait finir. Les beaux jardins de fleurs et lesprairies vertes étaient enlevées de la terre et rouléescomme des tapis; le commissaire de police était montésur une haute échelle, et décrochait le soleil comme unréverbère; le tailleur Kilian était tout procne, et il sedisait : Il faut que jaille à la maison et que je fasseune belle toilette, car je suis mort et on va menterreraujourdhui. Et le ciel devenait de plus en plus sombre,