REISEBILDER.
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coin du théâtre, se tenait d’ordinaire un drôle singuliè-rement pétri, aux jambes en forme de sabre, avec untablier blanc, et portant suspendue devant lui une cor-beille remplie de ces savoureuses tourtes aux pommes,qu’il savait vanter avec une voix de soprano et d’unaccent irrésistible : — Les tourtes sont toutes fraîchessorties du four. Sentez, sentez les tourtes !... Vraiment,dans mes années de maturité, chaque fois que le tenta-teur a voulu me surprendre, il a emprunté cette voixséduisante... Je n’aurais jamais passé douze heureschez la signora Giulietta, si elle n’avait pris ce doux etodorant accent des tourtes aux pommes. Et en vérité lestourtes aux pommes ne m’auraient pas aussi fortementtenté, si le cagneux Hermann ne les avait pas si mysté-rieusement couvertes de son tablier blanc. Ce sont les
tabliers qui.Mais les tabliers m’entraîneraient hors
de mon texte. Je parlais de la statue équestre qui avaittant de cuillers d’argent dans, le ventre et pas de soupe,et qui représente l’électeur Jean Wilhelm.
Ce dut être un brave seigneur, aimant beaucoup lesarts , et lui-même très habile. Il fonda la galerie detableaux de Dusseldorf; et à l’observatoire on montreencore une coupe en bois qu’il a artistement ciseléedans ses heures de loisir... 11 en avait vingt-quatre parjournée.
Dans ce temps-là, les princes n’étaient pas des per-sonnages tourmentés comme ils le sont aujourd’hui. Lacouronne leur poussait sur la tête, et y tenait ferme-