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1 (1861)
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coin du théâtre, se tenait dordinaire un drôle singuliè-rement pétri, aux jambes en forme de sabre, avec untablier blanc, et portant suspendue devant lui une cor-beille remplie de ces savoureuses tourtes aux pommes,quil savait vanter avec une voix de soprano et dunaccent irrésistible : Les tourtes sont toutes fraîchessorties du four. Sentez, sentez les tourtes !... Vraiment,dans mes années de maturité, chaque fois que le tenta-teur a voulu me surprendre, il a emprunté cette voixséduisante... Je naurais jamais passé douze heureschez la signora Giulietta, si elle navait pris ce doux etodorant accent des tourtes aux pommes. Et en vérité lestourtes aux pommes ne mauraient pas aussi fortementtenté, si le cagneux Hermann ne les avait pas si mysté-rieusement couvertes de son tablier blanc. Ce sont les

tabliers qui.Mais les tabliers mentraîneraient hors

de mon texte. Je parlais de la statue équestre qui avaittant de cuillers dargent dans, le ventre et pas de soupe,et qui représente lélecteur Jean Wilhelm.

Ce dut être un brave seigneur, aimant beaucoup lesarts , et lui-même très habile. Il fonda la galerie detableaux de Dusseldorf; et à lobservatoire on montreencore une coupe en bois quil a artistement ciseléedans ses heures de loisir... 11 en avait vingt-quatre parjournée.

Dans ce temps-, les princes nétaient pas des per-sonnages tourmentés comme ils le sont aujourdhui. Lacouronne leur poussait sur la tête, et y tenait ferme-