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1 (1861)
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mine chétive il avait lorsque je le vis pour la dernièrefois ! Il nétait plus quesprit et emplâtre ; cependant ilétudiait jour et nuit, comme sil eût craint que les verstrouvassent quelques idées de moins dans son cerveau.Et toi, petit Wilhelm, tu reposes aussi, et moi jensuis cause. Nous étions camarades décole dans le cloîtredes Franciscains, et nous passions le temps à jouer dece côté du cloître la Düssel coule entre des mursde pierre, et je dis : « Wilhelm, va donc chercher cepetit chat qui vient de tomber dans la rivière.» Etjoyeusement, il mit le pied sur la planche qui tra-versait le ruisseau, tira le petit chat de leau, mais ily tomba lui-même, et lorsquon le retrouva, il étaitmouillé et mort... Le petit chat a vécu encore bienlongtemps.

La ville de Dusseldorf est très-belle ; et lorsquon ypense de loin, et que par hasard on y est, on éprouveun singulier sentiment. Moi jy suis, et il me semblealors que jai besoin de retourner tout de suite dans mapatrie. Et quand je dis la patrie, je parle de la rue deBolker et de la maison jai vu le jour. Cette maisonsera un jour très-remarquable, et jai fait dire à la vieillefemme qui la possède, quelle ne la vende pas pour rienau monde. Elle nobtiendrait pas aujourdhui, pourtoute sa maison, les profits que feront les servantesseulement avec les nobles anglaises voilées de vert, quiviendront voir la chambre je vis pour la premièrefois la lumière, et le poulailler mon père menfermait