REISEBILDER.
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mine chétive il avait lorsque je le vis pour la dernièrefois ! Il n’était plus qu’esprit et emplâtre ; cependant ilétudiait jour et nuit, comme s’il eût craint que les verstrouvassent quelques idées de moins dans son cerveau.Et toi, petit Wilhelm, tu reposes aussi là, et moi j’ensuis cause. Nous étions camarades d’école dans le cloîtredes Franciscains, et nous passions le temps à jouer dece côté du cloître où la Düssel coule entre des mursde pierre, et je dis : « Wilhelm, va donc chercher cepetit chat qui vient de tomber dans la rivière.» — Etjoyeusement, il mit le pied sur la planche qui tra-versait le ruisseau, tira le petit chat de l’eau, mais ily tomba lui-même, et lorsqu’on le retrouva, il étaitmouillé et mort... Le petit chat a vécu encore bienlongtemps.
La ville de Dusseldorf est très-belle ; et lorsqu’on ypense de loin, et que par hasard on y est né, on éprouveun singulier sentiment. Moi j’y suis né, et il me semblealors que j’ai besoin de retourner tout de suite dans mapatrie. Et quand je dis la patrie, je parle de la rue deBolker et de la maison où j’ai vu le jour. Cette maisonsera un jour très-remarquable, et j’ai fait dire à la vieillefemme qui la possède, qu’elle ne la vende pas pour rienau monde. Elle n’obtiendrait pas aujourd’hui, pourtoute sa maison, les profits que feront les servantesseulement avec les nobles anglaises voilées de vert, quiviendront voir la chambre où je vis pour la premièrefois la lumière, et le poulailler où mon père m’enfermait