Oui, madame, là je suis né, et je fais expressémentcette remarque pour le cas où, après ma mort, septvilles,— Sahilda, Kraehwinkel, Polkwitz, Bockum,Dülken, Gœttingue et Schœppenstaedt,— se dispute-raient l’honneur d’être ma patrie.
Dusseldorf est une ville sur le Rhin, où vivent seizemille personnes, où se trouvent en outre enterrées quel-ques centaines de mille autres personnes, et parmi cesdernières, comme disait ma mère, il s’en trouve quiferaient mieux de vivre; par exemple, mon grand-pèreet mon oncle, le vieux baron de Geldern, et le jeunebaron de Geldern, qui étaient tous deux des docteurs sicélèbres, qui guérirent, tant de gens, et qui se virent ce-pendant forcés de mourir eux-mêmes.. Et la pieuseUrsule, qui me portait enfant sur ses bras, elle y estaussi enterrée, et un rosier pousse sur sa tombe... Elleaimait tant l’odeur des roses dans sa vie, et son cœurn’était que douceur et parfum de roses! Le vieux* etprudent chanoine est aussi là-bas, enterré. Dieu ! quelle