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Pauvre Walter Scott! si lu avais été riche, tu n’au-rais pas écrit ce livre, et tu ne serais pas devenu lepauvre Walter Scott ! Mais les curateurs de la failliteConstable s’assemblèrent, calculèrent et recalculèrent,et, après de longues soustractions et divisions, secouè-rent la tête,... et il ne resta plus au pauvre WalterScott que des lauriers et des dettes. Alors, l’extraordi-naire se fit. Le chantre de grandes actions voulut s’es-sayer aussi une fois dans l’héroïsme; il se décida à unecessio bonorum, le laurier du grand inconnu fut misal’enchère pour payer de grandes dettes trop connues,...et c’est ainsi que naquit dans une précipitation affamée,par une inspiration banqueroutière, la Vie de Napoléon,livre qui devait être bien payé par les besoins du publiccurieux en général, et du ministère anglais en parti-culier.
Louez-le, le bon bourgeois ! Louez-Ie, vous tous, phi-listins du globe terrestre entier! Va le louer, toi, chèrevertu des épiciers, qui sacrifies tout pour payer les bil-lets à l’échéance... Seulement n’exigez pas que je le loueaussi, moi.
Chose admirable ! l’empereur mort est encore, dansle tombeau, le fléau des Anglais, et c’est parlai que leplus grand poète de la Grande-Bretagne vient de perdreson laurier.
C’était le plus grand poète de la Grande-Bretagne,qu’on dise et qu’on objecte ce qu’on voudra. Il est vraique les critiques de ses romans épluchèrent sa grandeur