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1 (1861)
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REISEBILDER.

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illégitimes, passent dans le Jungfernstreg, et se réjouis-sent comme sils devaient retrouver aujourdhui unpère; îe mendiant, au coin du pont, a lair aussi ravique sil avait gagné le gros lot; il nest pas jusquaucourtier mulâtre, dont la pendable figure se promène-bas, qui ne soit coloré par les rayons les plus tolé-rants du soleil... Il faut que je sorte hors des portes.

Cest le premier mai, et je pense à toi, belle lise (oubien Agnès, car ce nom est celui qui te plaît le plus),et je pense à toi, et je voudrais bien voir encore avecquel éclat scintillant tu descends de la montagne ; jevoudrais surtout être tout en bas de la vallée et terecevoir dans mes bras.Cest un beau jour; partoutje vois la couleur verte, la couleur de lespérance. Par-tout, comme de riantes merveilles, sépanouissent lesfleurs, et mon cœur veut sépanouir en même temps.Ce cœur est aussi une fleur, une fleur bien singulière. Cenest pas une modeste violette, pas une rose riante, pasun lis pur, pas une de ces fleurettes qui réjouissent parleur gentillesse le cœur des jeunes filles, et se laissentplacer complaisamment contre le sein. Ce cœur res-semble plutôt à cette grosse et fabuleuse fleur des fo-rêts du Brésil, qui, selon la tradition, ne fleurit quunefois tous les cent ans. Je me souviens davoir vu dansmon enfance une semblable fleur. Nous entendîmesdans la nuit comme un coup de pistolet, et le lende-main matin les enfants du voisin me racontèrent quecétait leur aloès qui sétait soudainement épanoui avec