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CSU VUES CE HENRI HEINE.
riétés, je pardonne de grand cœur à la dame, car elleest belle. Aujourd’hui elle s’offre à mon imaginationavec tous ses charmes, et semble me dire : — Quoiqueje sois lieuse, je vous veux pourtant du bien; faites-moides vers, chantez-moi, je vous prie. —
L’imposante Bode se présente aussi à mon souvenir,et ses yeux sombres me disent : — Tu as avec moi uneconformité d’orgueil et de douleur, et je veux que tum’aimes. Arrive aussi en sautillant la jolie lise, toutegrâce, toute séduction dans la physionomie, dans latournure et dans le geste : elle ressemble tout à fait à lacharmante créature qui vivifie mes songes, et toutcomme elle me regarde avec une irrésistible indifférenceet pourtant avec tant de profondeur, avec un air siinfini, si transparent, si vrai... Eh bien ! je suis Paris,les trois déesses sont devant moi, et je donne la pommeà la belle lise !
C’est aujourd’hui le premier mai ; comme un océande vie, le printemps submerge la terre, la blanche écumedes jets de fleurs demeure suspendue aux arbres ; uneimmense et chaude splendeur vaporeuse se répand par-tout; dans la ville, étincellent joyeusement les fenêtresdes maisons; les passereaux rebâtissent leurs nids sousles toits; les gens vont par les rues, et admirent quel’air soit si saisissànt, et qu’eux-mêmes se trouvent dansune disposition toute singulière, les paysannes barioléesapportent des bouquets de violette; les enfants trouvés,avec leurs jaquettes bleues et leurs jolies petites figures