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1 (1861)
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REISEBItDER.

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de Schierke, et une vingtaine d’autres, au nombre des-quels mes camarades et moi, s’en furent, conduits parun guide, dans la direction d’ilsenbourg.

Notre descente se fit à toutes jambes. Des étudiantsde Halle marchent plus vite que la landwehr autri-chienne. Avant que j’y prisse garde, la partie chenue dela montagne, avec ses groupes de rochers dispersés,était déjà derrière nous, et nous entrâmes sous un boisde pins comme celui que j’avais vu le jour précédent.Le soleil dardait déjà ses plus beaux rayons de fête, etéclairait les joyeux Burschen avec leurs costumes ba-riolés et capricieux, qui pénétraient vivement dans lefourré, disparaissaient ici, reparaissaient plus loin, cou-raient sur les troncs d’arbres renversés en guise de pontsur les endroits marécageux, se coulaient dans les des-centes abruptes, le long des racines rampantes, chan-taient les mélodies les plus joviales, et recevaient uneréponse aussi gaie des oiseaux gazouilleurs, des sapinsmurmurants, des invisibles sources babillardes et deséchos sonores. Quand la jeunesse joyeuse et la belle na-ture se rencontrent, elles se mettent réciproquement enbelle humeur.

Plus nous descendions, plus les sources souterrainesruisselaient harmonieusement. Ce n’était que de tempsà autre que l’une d’elles se montrait furtivement entreles broussailles et les roches, comme pour voir si ellepouvait se risquer au grand jour, et enfin jaillissait unpetit Ilot qui avait pris sa résolution. Alors arrivait ce qui