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1 (1861)
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83
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nients, cette apparition démagogique, je l’avais man-quée, et si l’on fait une enquête à ce sujet, je puis assu-rer sous serment que je n’ai rien appris, rien connu quele goût d’un excellent café. Hélas! ce café avait étécause que j’avais oublié ma belle daine, qui, à ce mo-ment, était devant la porte avec sa mère et leur compa-gnon, s’apprêtant à monter en voiture. A peine eus-jeencore le temps d’accourir, et de l’assurer qu’il faisaitfroid. Elle parut mécontente de ce que je n’étais pasvenu plus tôt; mais j’aplanis bientôt les plis chagrins deson front, en lui donnant une fleur admirable que j’avaiscueillie le jour précédent sur une roche escarpée, aurisque de me rompre le cou. La mère désira connaîtrele nom de la fleur, comme si elle eût trouvé inconvenantqu’on attachât une fleur étrangère et inconnue sur lesein de sa fille ; car la fleur obtint cette place digne d’en-vie, sort qu’elle n’avait probablement pas rêvé la veilledans son élévation solitaire. Leur compagnon silencieuxouvrit alors la bouche, compta les étamines de la fleur,et dit très-sèchement : — Elle appartient à la huitièmeclasse.

Je suis chagriné quand je vois partager les jolies fleursen castes, tout comme nous, d’après leurs différencesextérieures. S’il faut pourtant une classification, elle de-vrait se faire d’après le système de Théophraste, quiproposait de les classer selon leur esprit, c’est-à-direselon leur odeur. Pour moi, j’ai, en histoire naturelle,mon système particulier; en conséquence, je ne fais que