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1 (1861)
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REISEBILPEU.

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quée, qui s’appelle l’histoire universelle. Nous allonsdonc parler d’abord de la musique, puis de l’urnvers,enfin de l’histoire. Celle-ci, nous la diviserons en posi-tive et en cantharides... » Et il continua ainsi avec unmélange d’esprit et de folie.

Un sentimental Mecklembourgeois, qui plongeait sonnez dans un verre de punch, et en aspirait la vapeuravec un sourire de bienheureux , fit la remarque qu’ilse sentait comme devant le buffet du théâtre à Schwe-rin ! un autre tenait devant ses yeux son verre commeune lorgnette, et semblait nous observer attentivementpendant que le vin vermeil lui coulait, le long de sesjoues, dans la bouche ouverte. Le Prussien, subitementpris d’enthousiasme, se jeta sur mon sein, et dit avecun épanchement délirant : — Oh ! que ne peux-tu mecomprendre! Je suis un amoureux, je suis heureux, jesuis payé de retour, et Dieu me damne ! ma bien-aiméeest une personne comme il faut, car elle a une bellegorge, elle porte une robe blanche, et touche du piano.— Pour le Suisse, il pleurait et baisait tendrement mesmains en gémissant sans cesse : — O Bæbeli! ô Hæbeli !

Au milieu de ce désordre, où les assiettes apprenaientà danser, et les verres à voler, deux jeunes gens res-taient assis en face de moi. Ils étaient beaux et pâlescomme des statues de marbre, l’un ressemblant à Ado-nis, l’autre plutôt à Apollon. La nuance rosée que levin avait imprimée à leurs joues était à peine sensible.Ils se regardaient avec une affection immense, comme