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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
admirable princesse, me connais-tu? —=■ A quoi ellerépond : — Mon très-vaillant chevalier, je ne te connaispas. Et celui-ci lui montre alors le morceau coupésur son voile e.t qui s’y rattache parfaitement à l’instantmême, et tous deux s’embrassent tendrement, et lestrompettes sonnent, et l’on célèbre le mariage.
C’est vraiment un malheur particulier que mes songesd’amour aient rarement une aussi belle fin.
Le nom de Goslar résonne si agréablement, et d’an-tiques souvenirs impériaux s’y rattachent en si grandnombre, que je m’attendais à voir une ville imposanteet magnifique. Mais voilà ce qui arrive quand on voit deprès les célébrités ! je n’y trouvai qu’un nid à ruesétroites, tortueuses comme un labyrinthe. Au milieu,coule un peu d’eau, probablement la Gose; tout estdéchu et boueux, et le pavé aussi rocailleux que leshexamètres des poètes de Berlin. Les antiquités de saclôture, les restes des murs des tours et des créneauxdonnent seuls à la ville quelque chose de piquant. Unede ces tours, nommée le Zwinger , a des murs telle-ment épais qu’on y a creusé des appartements entiers.La place devant la ville où se tient le célèbre jeu de l’ar-quebuse. est une belle grande prairie, ceinte de hautesmontagnes. Le marché est petit ; au milieu jaillit unefontaine dont l’eau s’épanche dans une grande cuve demétal. En cas d’incendie, on frappe plusieurs coups surcette cuve, qui rend alors un son retentissant au loin.Ou ne sait rien de l’origine de cette cuve ; quelques-uns