REISEBILDER.
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avec mon bâton sur la grande route le jour précédent.Tous disparurent effrayés, et j’arrivai dans une sallebrillante et splendide. Au milieu, se tenait, couverte d’unvoile blanc, la bien-aimée de mon cœur, mais raide etimmobile. Je lui baisai la bouche, et, par le Dieu vivant!je sentis le souffle vivifiant de son âme et le doux tres-saillement de ses lèvres. Ce fut pour moi comme sij’eusse entendu Dieu dire : — Que la lumière soit !..,■Un rayon éblouissant de la lumière éternelle vint mefrapper; mais au même instant, il fit nuit de nouveau,et tout se précipita, avec le pêle-mêle du chaos, dansune mer furieuse et désordonnée. Quelle furie, queldésordre ! Sur l’eau bouillonnante volaient avec terreurles fantômes des morts, leurs blancs suaires flottant augré du vent. Derrière eux, se précipitait avec colère unarlequin à casaque bariolée, qui les excitait avec unfouet retentissant, et, l’arlequin, c’était encore moi...Mais, tout d’un coup, des flots sombres sortirent, avecleurs têtes difformes, les monstres marins qui allon-gèrent sur moi leurs griffes ouvertes, et, de frayeur, jem’éveillai.
Comme on gâte quelquefois les plus beaux contes !Selon la tradition véritable, il faut que le chevalier, alorsqu’il a trouvé la princesse endormie, coupe un morceaude son voile; et quand, par l’effet de sa hardiesse, lesommeil magique est détruit, et que la belle se retrouvedans son palais, assise sur son siège d’or, il faut que lechevalier se présente devant elle et lui dise : — Mon