REISEBILDER.
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lieue. — Il y a là, me dit-il, des goitreux imbéciles etdes nègres blancs... Par ce dernier mot, il voulait diredes albinos. Le petit bonhomme était en bonne intelli-gence avec les arbres; il les saluait comme de bravesconnaissances, et ceux-ci, par leur murmure, sem-blaient lui renvoyer son bonjour. Il siffla comme unserin, et tout alentour répondirent en gazouillant lesautres oiseaux, et avant que je pusse le voir s’enfuir,d’un saut il avait disparu, nu-pieds, et avec son fagot,dans l’épaisseur du bois. — Les enfants, pensai-je, sontplus jeunes que nous, et peuvent encore se souvenir dutemps où eux-mêmes étaient arbres ou oiseaux ; ils sontdonc encore en état de les comprendre. Nous sommesdéjà trop vieux, nous autres, et nous avons dans la têtetrop de soucis, de jurisprudence et de mauvais vers. Jeme rappelai bien le temps où il en était encore autre-ment chez moi, et avec cette pensée je cheminai versClausthal. J’arrivai dans cette jolie petite ville de mon-tagnes, qu’on n’aperçoit pas avant d’être devant lesportes, au coup de midi, au moment où les enfantssortaient joyeusement de l’école. Ces charmants petitsgarçons, presque tous aux joues rouges, aux yeux bleuset aux cheveux blonds comme le lin, sautaient etcriaient de joie, et ils réveillèrent dans mon âme dessouvenirs douloureusement riants. Je me reportai autemps où, petit écolier, je ne pouvais, de toute la ma-tinée, bouger de mon banc de bois, dans une sombreécole de couvent catholique à Dusseldorff, et où il me