Je pleure solitaire près du lmisson de rosesOù la lune tardive nous a souvent surpris !
J’erre sn gémissant auprès de la sourceDont le murmure nous enivrait d’une douce joie.
Mais bientôt il s’en dégoûta et me dit : — Nous avonsun Prussien à l’auberge de la maîtrise à Cassel, qui faitlui-même de semblables chansons; il ne peut pascoudre deux points de suite, et quand il a un sou danssa poche, il a pour deux sous de soif, et quand il estdans l’ivresse, il prend le ciel pour une camisole bleue,et pleure comme une gouttière, et il chante une chan-son avec de la poésie double ! Je voulus qu’il m’expli-quât cette dernière expression, mais mon pauvre petittailleur ne faisait que sauter çà et là sur ses frêles petitesjambes, en répétant : — La poésie double est la doublepoésie ! Enfin je découvris qu’il voulait parler de la ver-sification à rimes doubles, et particulièrement des stan-ces. Cependant le mouvement excessif et le vent quiétait contraire avaient beaucoup fatigué le chevalier del’aiguille. Il fit à la vérité de grands apprêts pour avan-cer, et trancha du matamore en disant : — Maintenantje vais avaler du chemin. Mais bientôt il se plaignit qu’illui était venu des cloches aux pieds, que le mondeétait trop vaste, et enfin, il se laissa doucement coulerle long d’un tronc d’arbre , remua sa tendre petite têtecomme une petite queue d’agneau affligé, et il s’écriaiten riant tristement : — Pauvre bonne rosse que je suis,je suis pourtant déjà las)