REISEBILDER.
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C’étaient des tableaux de la dernière guerre avec laFrance, où l’on avait fidèlement représenté comme quoinous fûmes alors tous des héros; puis des scènes d’exé-cutions du temps de la révolution : Louis XVI sur laguillotine, et autres semblables couperies de tètes qu’onne peut regarder sans remercier Dieu d’être tranquille-ment couché dans son lit, de boire de bon café, et d’a-*voir encore très-confortablement sa tête sur les épaules.
Après avoir pris mon café, m’être habillé, avoir lules inscriptions sur les vitres des fenêtres et tout réglédans l’auberge, je quittai Osterode.
Cette ville a tant et tant de maisons, différents habi-tants, parmi lesquels aussi plusieurs âmes, comme onpeut le voir plus exactement dans le Manuel des Voxja-geurs du Hartz par Gottschalk. Avant de reprendre lagrande route, je grimpai visiter les ruines de l’ancienchâteau fort d’Osterode. Elles ne consistent plus quedans la moitié d’une grande tour, à murs épais, rongéecomme par un cancer. Le chemin de Chaustlal me fitencore remonter, et d’une des premières hauteurs jeplongeai encore mes regards dans la vallée où Osterodese montre avec ses toits rouges au-dessus des verts sa-pins , comme une rose mousseuse. Le soleil l’arrosaitd’une pluie menue de lumière. On aperçoit d’ici le côtéle plus imposant de la demi-tour encore debout.
Après avoir marché pendant quelque temps, je ren-contrai un jeune artisan qui faisait son compagnonnage.Il venait de Brunswick, et me raconta, comme un bruit