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1 (1861)
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REISEBILDEU.

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sur place comme les pyramides dEgypte, si ce nestque ces pyramides duniversité ne recèlent aucun trésorde sagesse.

A llauschenwasser, je vis sortir à cheval, des bos-quets de myrtes, deux jeunes gens pleins davenir. Unefemme qui enseigne en ce lieu la philosophie horizon-tale, leur fit la conduite jusque sur la route, claqua avecune main exercée les maigres croupes des chevaux, etrit aux éclats quand lun des cavaliers lui rendit, detoute la longueur de son fouet, sa galanterie à la mêmeplace, puis elle sen fut dans la direction de Bovden.Les deux jeunes gens filaient sur Nœrten, gloussaient degrand cœur à la tyrolienne, et chantèrent fort agréable-ment notre air national : Bois de la bière, ma chèreLise! Jentendis encore longtemps les joyeux éclats,mais je perdis bientôt entièrement de vue les aimableschanteurs, vu quils fouettaient et éperonnaient dunemanière désespérante leurs chevaux. Nulle part lécor-cherie des chevaux nest pratiquée plus fortement quàGœttingue, et souvent, en voyant comme une semblablepauvre rosse boiteuse et suante, qui recevait pour toutesa peine une misérable poignée de fourrage, était mar-tyrisée par nos chevaliers de Rauschenwasser, ou forcéede traîner une pleine carrossée détudiants, jai dit,comme Voltaire : Pauvre animal! sans doute tes an-cêtres ont mangé dans le Paradis de lorge défendue.

Je retrouvai mes deux jeunes gens à lauberge deNœrten. Lun dévorait une salade aux harengs, et lautre