REISEBILDEU.
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sur place comme les pyramides d’Egypte, si ce n’estque ces pyramides d’université ne recèlent aucun trésorde sagesse.
A llauschenwasser, je vis sortir à cheval, des bos-quets de myrtes, deux jeunes gens pleins d’avenir. Unefemme qui enseigne en ce lieu la philosophie horizon-tale, leur fit la conduite jusque sur la route, claqua avecune main exercée les maigres croupes des chevaux, etrit aux éclats quand l’un des cavaliers lui rendit, detoute la longueur de son fouet, sa galanterie à la mêmeplace, puis elle s’en fut dans la direction de Bovden.Les deux jeunes gens filaient sur Nœrten, gloussaient degrand cœur à la tyrolienne, et chantèrent fort agréable-ment notre air national : Bois de la bière, ma chèreLise! J’entendis encore longtemps les joyeux éclats,mais je perdis bientôt entièrement de vue les aimableschanteurs, vu qu’ils fouettaient et éperonnaient d’unemanière désespérante leurs chevaux. Nulle part l’écor-cherie des chevaux n’est pratiquée plus fortement qu’àGœttingue, et souvent, en voyant comme une semblablepauvre rosse boiteuse et suante, qui recevait pour toutesa peine une misérable poignée de fourrage, était mar-tyrisée par nos chevaliers de Rauschenwasser, ou forcéede traîner une pleine carrossée d’étudiants, j’ai dit,comme Voltaire : — Pauvre animal! sans doute tes an-cêtres ont mangé dans le Paradis de l’orge défendue.
Je retrouvai mes deux jeunes gens à l’auberge deNœrten. L’un dévorait une salade aux harengs, et l’autre