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1 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

sentretenait avec la servante au cuir jaune, Fusia Cani-nia, appelée aussi Hochequeue. Il lui dit quelques gra-cieusetés, et tous deux en venaient bientôt aux mains.Pour alléger mon havre-sac, jen retirai un pantalonbleu, fort remarquable sous le rapport historique, et ledonnai au petit garçon dauberge, quon nomme Coli-bri. Pendant ce temps, la Bussenia, la vieille hôtesse,mapporta de bonnes tartines, et se plaignit de ce quelleme voyait si rarement, car elle maime beaucoup.

Derrière Nœrten, le soleil était élevé et brillant. Il seconduisit fort poliment avec moi et méchauffa la têtede manière à my faire mûrir toutes les pensées enherbe. Laimable soleil de lauberge de Nordheim nestpas à dédaigner non plus ; jy entrai et trouvai le dînerprêt. Tous les plats étaient préparés dune façon savou-reuse, et me convenaient mieux que la cuisine acadé-mique, les éternels stokfisch deGœttingue. Quand monestomac fut un peu satisfait, je remarquai dans la salle je me trouvais un monsieur et deux dames qui sepréparaient à partir. Ce monsieur était habillé complè-tement en vert, et portait même des lunettes vertes, quijetaient sur son nez dun rouge cuivré, un reflet commedu vert de gris. Il avait tout à fait lair du roi Nabncho-donosor dans ses dernières années,, selon la tradi-tion, tel quun animal des bois, il ne mangeait plus quede la salade. Lhomme vert désira que je lui indiquasseun bon hôtel à Gœttingue, et je lui conseillai de deman-der au premier étudiant venu lhôtel de Briihbach. Lune