REISEBILDEH.
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fae-sirhile des pieds des dames de Gœttingue les plusdistinguées.
' Il était encore de très-bonne heure quand je quittaiGœttingue, et le savant Eichhorn était certainement en-core étendu dans son lit, et faisait peut-être son rêved’ordinaire : qu’il se promenait dans un beau jardin,sur les plates-bandes duquel il ne croissait que de petitspapiers blancs chargés de citations, qui brillaient d’undoux' éclat au soleil, et dont il cueillait plusieurs çà etlà, qu’il transplantait laborieusement dans une planchenouvelle, pendant que les rossignols réjouissaient sonvieux cœur de leurs accents les plus doux.
Devant la porte de Weend, je rencontrai deux petitsécoliers indigènes, dont l’un disait à l’autre : — Je neveux plus fréquenter Théodore, c’est un polisson; car,hier il ne savait pas quel était le génitif de mensa...Quelque insignifiants que semblent ces mots, je doispourtant les rapporter, je voudrais même les faireécrire en forme de devise sur la porte de la ville ; carles petits gazouillent comme les vieux sifflent, et cesmots caractérisent tout à fait l’étroit et sec orgueil d’é-rudition de la très-savante Georgia Augusta.
Sur la chaussée soufflait l’air frais du malin; lesoiseaux chantaient avec joie, et je sentais peu à peu lajeunesse et la gaieté revenir aussi dans mon âme. J’a-vais besoin d’un tel rafraîchissement. Je n’étais pas sortipendant les derniers temps de l’étable des Pandectes;les casuistes romains m’avaient en quelque sorte cou-