ŒUVRES DE HENRI HEINE.
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je les voyais, le matin, avec leurs figures sales et leursblancs mémoires à payer, plantés devant la porte dusénat académique, je pouvais à peine comprendrecomment Dieu avait pu créer tant de semblables ca-nailles.
On peut lire fort à son aise de plus amples détails surla ville de Gœttingue dans la topographie de K. F. H.Marx. Quoique j’aie les plus grandes obligations à l’au-teur, qui étgit mon médecin, et me donnait peu de mé-decines , je ne puis cependant recommander sans res-triction son ouvrage, et je dois le blâmer de ce qu’il n’apas contredit avec assez de sévérité l’opinion erronéeque les dames de Gœttingue ont de très-grands pieds.Pour ma part, je me suis occupé depuis plus d’un and’une sérieuse réfutation de cette erreur; j’ai suivi, dansce but, un cours d’anatomie comparée, compulsé etannoté les ouvrages les plus rares de la bibliothèque,étudié pendant des heures entières les pieds des damesqui passaient dans la rue de Weend, et, dans la disser-tation savante qui contiendra le résultat de ces études,je parle 1° des pieds en général, 2° des pieds chez lesanciens, 3° des pieds des éléphants, 4° des pieds desdames de Gœttingue ; je récapitule tout ce qui a déjàété dit sur ces pieds au cabaret Ulric; 6° je considèreces pieds dans leurs rapports, et m’étends aussi, à cetteoccasion, sur le mollet, le genou, et cœtera, et, enfin,7° si je puis trouver un format de papier assez grand, jejoindrai à ma brochure quelques lithographies, avec le