PRÉFACE.
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localités et à des époques, sur des jeux de mots et autresspécialités de ce genre, ne pouvaient être reproduits en fran-çais; en second lieu, parce que plusieurs parties, dirigées dela manière la plus hostile contre des personnes et contre dessituations inconnues dans ce pays, pourraient, répétées enfrançais, donner lieu aux malentendus les plus désagréables.C’est ainsi que j’ai supprimé un morceau principal, danslequel il y avait une description de l’île de Norderney et de lanoblesse allemande. La section de \' Angleterre a été rac-courcie de plus de moitié ; tout cela se rapportait à la politiqued’alors. Dans la section Italie, qui a été écrite en 1828, lesmêmes motifs m’ont fait renoncer à plusieurs chapitres. Il estcependant vrai de dire qu’il m’aurait fallu sacrifier toute cettesection, si je m’étais laissé arrêter par de semblables consi-dérations pour ce qui touche l’église catholique. Seulementje n’ai pu me dispenser d’en retrancher une partie fort acerbe,qui se ressentait par trop de ce zèle de protestant, zèle mo-rose qui n’est pas de bon goût dans la joyeuse France. EnAllemagne un tel zèle n’était nullement déplacé ; car, en maqualité de protestant, je pouvais porter aux obscurantistes etaux tartufes en général, aux pharisiens autant qu’aux sadu-céens allemands, des coups beaucoup mieux assurés que sij’eusse parlé comme philosophe. Cependant, pour que leslecteurs qui voudraient comparer l’original et la traduction,ne puissent, à cause de ces retranchements, m’accuser deconcessions inopportunes, -je veux m’expliquer nettement àcet égard.
Ce livre a été, à l’exception de quelques feuilles, écritavant la révolution de juillet. A cette époque, en Allemagne,l’oppression politique avait établi un mutisme universel ; les