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Poëmes et légendes
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382 ŒUVRES DE HENRI HEINE.

de pain; quant à eux, ils étaient enthousiasmés de sesmérites.

Ils disaient à sa louange quil navait jamais faitdétudes dans les universités, et quil écrivait des livrestirés de son propre fonds, en mépris de toutes lesfacultés.

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Oui, toute son ignorance, il lavait acquise lui-même;aucune culture académique, aucune science étrangèrenavait corrompu son cœur candide.

Son esprit aussi, sa pensée est demeurée complète-ment libre de linfluence de la philosophie abstraite. Ilest resté lui-même. Cobès est un caractère !

Dans son œil niais brille toujours une larme ab-surde, et une épaisse sottise repose constamment sursa lèvre.

Il bavarde et pleurniche, il pleurniche et bavarde.Toutes ses paroles ont de longues oreilles. Une femmeenceinte qui lavait entendu parler est accouchéedun âne.

H emploie ses heures de loisir à écrire des livres et àtricoter des bas. Les bas quil a tricotés ont obtenu ungrand succès-

Apollon et les muses lencouragent à se livrer toulentier au tricotage; ils seffraient chaque fois quil?lui voient une plume doie à la main.

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