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380 ŒUVRES DE HENRI HEINE.
leries et les friperies de pourpre fanée, enfin l’anciennegarde-robe de l’empire d’Allemagne, aujourd’hui rouilléeet moisie.
La Sommelière, à cette vue, branle tristement la tête,et soudain elle s’écrie avec dégoût : Tout cela pue hor-riblement !
Tout cela sent les crottes de rats, tout cela est gâté,pourri, et dans ces fiers oripeaux fourmille aujourd’huila vermine.
Il paraît que sur cette hermine, sur ce vieux manteaudu «couronnement, toutes les chattes du quartier duRoemer sont venues faire leurs couches.
Épousseter tout cela ne servirait de rien. Que Dieu aitpitié du futur empereur ! Le manteau du couronnement,lui donnera des puces pour sa vie entière.
Et vous le savez, lorsque l’empereur a une déman-geaison, tous les peuples de l’empire se grattent. O Alle-mands, je crains que les puces impériales ne vouscoûtent plus d’un thaler.
Mais pourquoi parler d’empereur et de puces? Le vieuxcostume est fané et pourri. Pour un temps nouveau, ilfaut de nouveaux habits.
Le poète allemand d’ailleurs l’a dit avec raison à lîar-berousse dans la caverne du Ivyffhaüser : — A considérer
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