ROMANCERO.
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ftcoute ! la timbale delà mort retentit déjà, et la cornede vache crie d’une manière lugubre ! Elles annoncentle cortège qui monte, le cortège de ceux qui vontmourir.
Quatre-vingts Espagnols, ignominieusement nus, lesmains fortement attachées derrière le dos, sont tirés,sont traînés au haut des escaliers du temple.
On les contraint de plier le genou devant l’image deVitzliputzli, et de danser des danses grotesques; on lescontrait par des tortures, —
Tortures si horribles et si abominables, que les hurle-ments de douleur des suppliciés couvrent tout le chari-vari des cannibales.
Pauvre public des bords du lac ! Cortez et ses com-pagnons d’armes entendaient et reconnaissaient les voixdésespérées de leurs amis.
Sur la scène vivement éclairée, ils voyaient aussi d’unemanière exacte les corps et les visages; — ds voyaientle couteau, ils voyaient le sang, —
Et ils ôtaient leurs casques de leurs tètes ; ils s’age-nouillaient, ils entonnaient le psaume dés morts et chan-taient : De Prof un dis!
Parmi ceux qui moururent, il y avait Raimond deMendoza, fds de la belle abbesse, le premier amour deCortez.
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