ROMANCERO.
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prince leur donna avec une prodigue abondance; des.présents riches et splendides,
Des curiosités, des œuvres d’art, toutes en or mas-sif, des joyaux éclatants témoignèrent de la bienveil-lance et de la magnanimité du monarque.
Ce barbare, ce païen superstitieux et aveugle, croyaitencore à la fidélité et à l’honneur, il croyait aux devoirssaints de l’hospitalité.
Il accepta une invitation à une fête que les Espagnols,pour lui faire hommage, voulaient lui donner dans leurdem ure.
• Et entouré de sa cour, dans la droiture et la bienveil-lance de son cœur, il arriva au quartier espagnol, oùles fanfares le saluèrent.
Quel était le titre du divertissement? Je l’ignore; peut-être était-ce : Lotjauté espagnole. Comme auteur, onnomma Fernand Cortez.
Il donna le signal; aussitôt le roi fut saisi, garrottéet emprisonné dans le fort comme un otage.
Mais Montézuma mourut, et par là fut brisée la bar-rière qui protégeait l’audacieux aventurier contre la co-lère des Mexicains.
Terrible alors commença la marée populaire; commeune mer sauvage et furieuse, bruissaient, bruissaientavec une rage croissante, des Ilots d hommes irrités.
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