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Poëmes et légendes
Entstehung
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268
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Lété sera beau. Une nouvelle génération sélève,toute sans fard et sans péché, aux pensées libres, auxplaisirs libres. Cest à elle que je dirai tout.

Déjà bourgeonne la jeunesse qui comprend la fiertét les bienfaits du poète, et qui séchauffe au soleil deon âme.

Mon cœur est aimant comme la lumière ; il est puret chaste comme le feu. Les grâces les plus nobles ontaccordé ma lyre.

Cest la même lyre que fit autrefois résonner monpère, Aristophane, le favori des Muses.

Cest la même lyre sur laquelle il chanta jadis Paiste-teros qui aima Basileia, et séleva avec elle dans les airs.

Jai cherché dans le dernier chapitre de mon poèmeà imiter un peu la fin des Oiseaux, qui sont certaine-ment la meilleure de toutes les pièces de feu mon père.

Les Grenouilles sont aussi parfaites; on les joue main-tenant en allemand sur le théâtre de Berlin, au grandamusement du roi.

Le roi aime la pièce; cela prouve son bon goût an-tique. Le vieux roi défunt samusait bien plus aux coas-sements des grenouilles modernes.

Le roi aime la pièce. Cependant si lauteur était en-core en vie, je ne lui conseillerais pas de se rendre en