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Poëmes et légendes
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te glisse entre deux poteaux; tout en haut est suspenduun.couperet triangulaire.

i s( On tire une ficelle, le couperet glisse et tombe toutgentiment, tout gaiement. Dans cette occurrence, ta têtetombe dans un sac. »

L’empereur m’interrompit : « Tais-toi, je ne veux riensavoir de ta machine. Dieu me préserve des inventionsde ton M. Guillotin !

« Le roi et la reine ! liés ! liés sur une planche ! maisc’est contre tout respect, contre toute étiquette !

« Et toi, qui es-tu, toi qui oses me parler si familière-ment? Attends, mon garçon, je vais te rabattre un peu lecaquet !

« Ma bile s’échauffe à t’entendre parler de la sorte.Ton souffle est déjà une haute trahison, ton sourire estun crime de lèse-inajesté. »

Quand je \is le vieillard s’échauffer ainsi et m’in-vectiver sans ménagement et sans retenue, alors j’éclataià mon tour et je laissai parler mes plus intimes pensées :

« Seigneur Barberousse, lui dis-je à haute voix, tun’es qu’un être fabuleux, un spectre du pa-ssé; va-t’en,retourne dormir; nous nous délivrerons bien sans toi.

« Les républicains nous riraient au nez en voyant ànotre tête un pareil fantôme avec le sceptre et la cou-ronne ; ils nous larderaient d’épigrammes.

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