magne glisser sur mon visage, et je ressentis son in-fluence —
‘Sur mon appétit. Je mangeai une omelette au jambon,et comme elle était très-salée, je dus l’arroser de vin!u Rhin.
Le vin du Rhin brille toujours comme de l’or dans levert liœmer, et si tu bois quelques gorgées de trop, ilte monte au cerveau.
Il te monte au cerveau un si doux chatouillement, quetu n’en peux plus de volupté. Ce fut lui qui me fit errer,dans la nuit, par les rues désertes et silencieuses.
Les maisons me regardaient comme si elles eussentvoulu m’apprendre des légendes des temps d’autrefois,des légendes de la sainte ville de Cologne.
C’est ici que la prêtraille a mené sa pieuse vie. Ici ontrégné les hommes noirs qu’Ulrich de Hutten a décrits.
Ici le cancan du moyen âge fut dansé par les moineset les nonnes; ici Hochstrasen distilla ses dénoncia-tions.
Ici la flamme du bûcher a dévoré des livres et deshommes; et les cloches tintaient, et on chantait :Kyrie eleison !
Ici la stupidité s’accouplait à la méchanceté commedes chiens sur la place publique. On reconnaît encoreaujourd’hui les petits-fils à leur fanatisme stupide.