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et les Français, ces deux peuples élus de la civilisation , secassent la tète pour le plus grand bien de l’Angleterre et delàRussie, et pour la plus grande joie de tous les gentillâtres et lesmauvais prêtres de ce globe. Soyez tranquilles, jamais je ne li-vrerai le Rhin aux Français, par cette simple raison que le Rhinest à moi. Oui, il est à moi par un imprescriptible droit denaissance, je suis de ce soi-disant Rhin'libre lè fils encore pluslibre et indépendant. C’est sur ses bords qu’est mon berceau,et je ne vois pas pourquoi le Rhin appartiendrait à d’autresqu’aux enfants du pays. 11 faut avant tout le tirer des griffes desPrussiens; après avoir fait cette besogne nous choisirons par lesuffrage universel quelque honnête garçon qui a les loisirs né-cessaires pour gouverner un peuple honnête et laborieux. Quantà l’Alsace et à la Lorraine , je ne puis pas les incorporer aussifacilement que vous le faites à l’empire allemand. Les gens dece pays tiennent fortement à la France, à cause des droitsciviques qu’ils ont gagnés à la Révolution française, à cause deces lois d’égalité et de ces institutions libres qui flattent l’espritde la bourgeoisie, bien qu’ils laissent encore beaucoup à dé-sirer pour l’estoma.c des grandes masses. Les Lorrains et lesAlsaciens se rattacheront à l’Allemagne quand nous finirons ceque les Français ont commencé, le grand œuvre de la Révolu-tion : la Démocratie universelle! Quand nous aurons poursuivila pensée de la Révolution dans toutes ses conséquences,quand nous aurons détruit le servilisme jusque dans son der-nier refuge — le ciel ! — quand nous aurons chassé la misère dela surface de la terre, quand nous aurons rendu sa dignité aupeuple déshérité, au génie raillé, à la beauté profanée, commenos grands maîtres, les penseurs et les poëtes, l’on dit et l’ontchanté, et comme nous, leurs disciples, le voulons • — alorsce n’est pas seulement l’Alsace et la Lorraine, mais la Francotout entière, mais l’Europe et le monde sauvé tout entier, qu.seront à nous ! Oui, le monde entier sera allemand ! J’ai sou-