NOCTURNES.
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les profondeurs des eaux. Elles s’approchent à pas lé-gers du jeune chevalier, qu’elles croient réellement en-dormi.
L’une touche avec curiosité les plumes de sa barrette,'autre examine son baudrier et son baume.
La troisième sourit, et son œil étincelle; elle tire l'épéedu fourreau, et, appuyée sur l’acier brillant, elle con-temple avec ravissement le beau jouvenceau.
La quatrième sautille çà et là autour de lui, et chan-tonne tout bas : « Oh ! que ne suis-je ta maîtresse, chèrefleur de chevalerie ! »
La cinquième baise la main du chevalier avec une ar-deur voluptueuse ; la sixième hésite et s’enhardit enfinà lui baiser les lèvres et les joues.
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Le chevalier n’est pas un sot, il se garde bien d’ouvrirles yeux, et il se laisse tranquillement embrasser par lesbelles ondines, au clair de la lune.
LE ROI HARALD HARFAGAR.
Le roi Harald Harfagar habite les profondeurs dtl’Océan avec une belle fée de la mer; les années vien-nent et s’écoulent.
Retenu par le charme et les incantations de l’ondine,