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ŒUVRES DE HENRI HEINE.
Et, le visage serein, Almanzor-Ben-Abdullah courbasa tète sur le splendide baptistère du dôme de Cordoue.
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Il sort vivement du dôme, et s’élance sur son coursierarabe qui part au galop; les boucles de ses cheveux,encore trempées d’eau bénite, et les plumes de son cha-peau flottent au vent.
Sur la route d’Alcoléa où coulé le Guadalquivir, oùfleurissent les amandiers blancs, où les oranges d’orrépandent leurs senteurs;
Sur cette route, le joyeux chevalier chevauche, siffleet chante de plaisir, et aux sons de sa voix se mêlent lesgazouillements des oiseaux et le bruissement du fleuve.
Au château d’Alcoléa demeure Clara d’Alvarès, etpendant que son père se bat en Navarre, elle se réjouitsans contrainte.
Et Almanzor entend au loin retentir les cymbales etles tambours de la fête, et il voit les lumières du châteauscintiller à travers l’épais feuillage des arbres.
Au château d’Alcoléa dansent douze dames parées;douze chevaliers parés dansent avec elles. — CependantAlmanzor est le plus brillant de ces paladins.
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Comme il papillonne dans la salle, en belle humeur,