LA MER DU NORD.
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et devant vos autels relevés et chargés d’offrandes, jevoudrais adorer, et prier, et lever des bras suppliants...
11 est vrai qu’autrefois, vieux dieux, vous avez tou-jours , dans les batailles des hommes, pris le parti desvainqueurs; mais l’homme a l’âme plus généreuse quevous, et, dans les combats des dieux, moi, je prends leparti des dieux vaincus.
Et ainsi je parlais, et dans le ciel ces pâles simulacresde vapeurs rougirent sensiblement et me regardèrentd’un air agonisant, comme transfigurés par la douleur,et s’évanouirent soudain. La lune venait de se cacherderrière les nuées, qui s’épaississaient de plus en plus;la mer éleva sa voix sonore, et de la tente céleste sor-tirent victorieusement les étoiles éternelles.
QUESTIONS.
Au bord de la mer, au bord de la mer déserte et noc-turne, se tient un jeune homme, la poitrine pleine dedoute, et d’un air morne il dit aux flots:
« Oh! expliquez-moi l’énigme de la vie, la doulou-reuse et vieille énigme qui a tourmenté tant de têtes :têtes coiffées de mitres hiéroglyphiques, têtes en turbanset en bonnets carrés, têtes à perruques, et mille autrespauvres et bouillantes têtes humaines. Dites-moi ce quesignifie l’homme? d’où il vient? où il va? qui habite là-haut au-dessus des étoiles dorées? »